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Hugo Constant, des travées aux cages de Picot

Entretien avec Hugo Constant, 3e gardien de l'ASNL devenu numéro 1 samedi dernier, du fait des absences de Baptiste Valette et Martin Sourzac, tous deux touchés par le COVID-19. Il gardera à nouveau les cages de l'ASNL, son club formateur, ce samedi 17 avril face à l'AJ Auxerre. 


Comment as-tu géré cette titularisation assez soudaine ?  

J’ai eu une petite pression qui s’est installée quand je l’ai appris. Je ne dirais pas une boule au ventre car c’est un peu fort mais forcément il y a eu un peu d’appréhension. Et en même temps, un grand sentiment de joie, de bonheur. J’étais pressé d’y être. Le vendredi est passé très lentement, et le samedi également même si on était en mise au vert. Je l’attendais avec impatience et l’avoir su comme ça peu de temps avant c’était particulier, d’habitude les premiers matchs, c’est plutôt des rentrées en cours de jeu.

 

Quel a été ton ressenti pour ta première en championnat à Picot ?  

Beaucoup de pression quand même, même si, c’est dommage, il n’y avait pas de public, ce qui aurait peut-être aussi ajouté une pression. Mais au final, le public, c'est toujours une aide. Cette titularisation, c’était vraiment très appréciable, c’est pour ça que tout jeune footballeur je pense, travaille. C’est un aboutissement. Pour résumer, mon ressenti c’était vraiment une grande joie, une grande fierté, malgré un peu de pression. Dans tous les cas, énormément de plaisir. 

 

Une fois sur le terrain, la pression est partie ?

Oui, au fur et à mesure du match, au fur et à mesure des actions, une fois qu’on fait ce qu’on aime, elle s’évacue naturellement. C’est aussi quelque chose qui nourrit un petit peu les sportifs de haut niveau : s’il n’y a pas de tension, ça me paraît compliqué de performer à un niveau très élevé. C’est forcément dur de passer au dessus mais il faut savoir gérer et ça s’est globalement bien passé !


Tu as un rituel de préparation avant tes matchs ?  

Je n’appellerais pas ça un rituel, c’est plutôt une petite routine. Je fais forcément toujours un petit peu les mêmes choses pour avoir des repères. Mes petites manies c’est de ranger mon casier comme je l’entends et ensuite je m’habille : j’ai toujours le même ordre dans l’habillage.  

Un peu comme “si je ne traverse pas avant la voiture, je meurs” en fait ?  

C’est exactement ça ! C’est l’état d’esprit. [rires]

 

Comment tu gères ta saison en étant 3e gardien avec en plus de ça une pandémie qui limite tout, dont les compétitions ?  

C’est clair que ce n’est pas une saison forcément facile. Il y a quand même eu quelques matchs amicaux avec la réserve mais ce n’est pas pareil. J’ai aussi eu la chance de jouer contre Strasbourg une mi-temps ce qui est finalement tombé à point nommé ; avec le recul, on peut vraiment le dire. C’est vrai que sinon, une saison sans compétition, ça peut sembler long. Je m’entraîne toute la semaine, j’essaye toujours d’être au top ; même si c’est compliqué d’être toujours au même niveau physiquement et mentalement. Sans pouvoir avoir cette finalité, cette vision sur ce qu’il va se passer, ça semble parfois un petit peu long. Mais c’est aussi ce qui forge un caractère, c’est aussi le boulot, quand on est 3e gardien, de se tenir prêt à toute éventualité. Il n’y a pas de relâchement à avoir, il faut toujours être prêt. Mise à part la petite amertume de ne pas avoir de matchs pour se jauger réellement, il faut bosser comme on a l’habitude de le faire et peut-être même encore plus dur, de ce fait.  


Comment sont tes relations avec Martin Sourzac et Baptiste Valette ?  

C’est vraiment une des grosses satisfactions de ces deux saisons. On a un super groupe de gardiens, on s’entend très bien. Tous les deux, ils étaient proches depuis Nîmes. A Nancy, tous les trois, on forme vraiment un beau groupe. Ils m’ont envoyé des messages avant et après le match, c’est très appréciable. J’ai envie de dire que c’est forcément aussi grâce à eux que j’ai réussi à performer, que ça se passe bien à l’entrainement. On progresse ensemble. On sait qu’on sera toujours là les uns pour les autres et c’est vraiment une grosse force.  

 

Une question “simple”... ou pas. Quel est ton modèle de joueur ?

C’est très compliqué de répondre [rires]. Mon côté fan de foot répondrait que j’adore regarder jouer Hugo Lloris, Manuel Neuer. Mon côté technique parlerait de gardiens qui me ressemblent physiologiquement et dans le style de jeu, je m’inspire par exemple de Yann Sommer, forcément Keylor Navas en ce moment… Pour en ressortir un seul, je vais dire Grégory Coupet, c’est un des seuls dont j’ai voulu le maillot petit !

Et tu l’as eu son maillot ?

Non... Pas son vrai maillot ! J'ai réussi à le voir une fois, j'avais eu sa photo avec sa signature.  


As-tu un petit mot pour les supporters qui vont lire l’interview ?

Je suis désolé pour eux, qu’ils passent une saison encore plus blanche que la nôtre. Ils sont complètement privés de stade, alors je leur demande de garder courage et j’espère qu’on pourra se revoir le plus vite possible tous en bonne santé, et qu’ils pourront se remettre à chanter comme ils l’ont toujours fait. Quand j’étais petit j’ai fait toutes les travées de Picot, je n’étais pas loin d’eux !  

 

Merci Hugo, pour ta gentillesse et tes réponses, et bon match samedi !  

Et si quelqu’un connaît Grégory Coupet personnellement... Vous savez ce qu'il vous reste à faire !  

© Juliette Schang  



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